Poème antiviral

Publié le par Jardin Vagabond

Perdu dans mon bocal
Je me confine à ma façon
Résistant des quatre saisons 
Pour devenir un fruit confit, 
Un fruit défendu de l’espoir
Qui n’a pas peur du noir, ni des virus 
Ni de la pollution qui s’insinue,
Dans cette information en continue
Qui pollue notre amour.
Chez moi, bien confiné, je circule à foison
Entre les quatre murs de ma réflexion,
Dans mon jardin caché, que je cultive
Malgré toutes les dérives 
Du temps présent ;
La mort qui rode chez les vieux,
Les médecins qui ne savent plus où donner de la tête
Ni comment se soigner eux-même,
Avec des psy qui aiment mieux aseptiser
Qu’une présence bienveillante.
Sur internet, tout n’est pas net
Et mes correspondants abusent
De leurs angoisses, qui entrent en résonance.
Mais moi je fais de la résistance,
Et je soigne même mes amis à distance
Qu’ils soient patients, ou impatients :
Je phone, je paraphone, je visiophone, 
Avec mon instrument collé à mes oreilles
Je me surveille, impénitent
Et je circule dans l’air du temps
Qui passe différent,
Portant parfois les fruits confits
D’une étonnante confiture 
Bientôt arrivée à son terme,
Je l’espère…
 
François Duparc
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